IVRE II.— LETTftE CINQUIEME
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membres de la Coippagnie , et pour vous assurer de son concours et de sa protection, pour la construction et la dotation de l'établissement. Ces contrées mêmes d'Europe, séparées de nOiis par une si consMérable distance, éiffouvent le besoin d'excellents sujets qui puissent instruire dans la foi et dans les préceptes de Jésus-Christ , d'autres païens leurs compatriotes. Veuillez me faire connaître, aussitôt que a; vous le pourrez , quelle suite aura été donnée à cette im- ,/
portante affaire.
Votre.âlsen J.-C.
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François de Xavier.
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LETTj^E V*
A la Compagnie '& Rome.
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Que la grâce; etc
Il y a b*ois ans que j'ai quitté le Portugal , et je vous écris pour la troisième fois, n'ayant encore reçu qu'une lettre de vous, datée du 4" février 15Zi2 : Dieu m'est témoin de la joie qu'elle m'a causée. Elle m'est parvenue seulement il y a deux mois, le navire qui l'apportait ayant passé l'hiver à Mozambique (1).
(!) L'edîlîbTi ae Loûl^n craaine iTOdition suivahte :
« Je n'ai psis cru devoir garder le silence plus longtemps, et dilférer de vous annoncer) en peu de paroles, les progrès que fait ici la religion ; Dieu,'''" dans sa toute-puissance, lui donne un merveilleux accroissement en ces' contrées. Je veux aussi vous exposer toute notre méthode pour catéchiser les ignorants. Je vous Périrai dans la sincérité de mon âme , ô mes bienaimés frères en J.-C, et je vous ferai connaître tout ce que le Seigneur Jésus a daigné, dans ces derniers temps, opérer dans les Indes pour le salut du genre humain, par le ministère des Pères de notre Compagnie. "â« J'attends de vous que vous me reodiez celte iustice, de ne point attribuer mes discours à l'ambition d'une vaine gloire : les personnes qui se savent dépourvues de mérite sont ks seules qui désirent abaisser le prochain et le