LIVRE IL —LETTRE SIXIÈME
sacrer et perpétuer à jamais, par l'entremise de son vicaire sur la terre, la règle de religion qu'il avait révélée lui-même à son serviteur notre Père Ignace.
Ici je cesse d'écrire (1), etje prie Dieu, dans sa clémence, afin que nous ayant réunis par les liens de la vie religieuse, et dispersés; ensuite à de si grands intervalles dans l'intérêt de la foi chrétienne, il daigne nous rassembler un jom' dans la demeure des élus; et pour obtenir cette grâce, nous ferons bien de recourir aux prières des enfants de tout âge, que j'ai baptisés de mes mains, et que Dieu a appelés dans le séjour des bienheureux, avant qu'ils ne perdissent la robe d'innocence. Ils sont au nombre de plus de mille, et je les prie sans cesse de nous obtenir de Dieu, pour le reste de cette existence ou plutôt de cet exil, qu'il nous fasse accomplir sa volonté sainte, avec autant d'amour, avec autant d'obéissance que son divin esprit le peut désirer.
De Cochin, le 15 janvier 1544 (2).
Votre frère très-aflfectionné en J.-C. "" ^
François de Xavier. ^
A François de Mandas, à son départ ponr Comorln.
Que la grâce, etc.
Mon très-cher frère, je désire vivement être mis au courant de ce que vous faites, et je vous prie, au nom de vo-
(1) Édition de Louvain :
L'année dernière, je vous ai écrit le nombre des saints sacrifices et des messes que nous avons célébrés dans les Indes, pour obéir aux ordres de maître Ignace. Je n'ai point présent le nombre de ceux que nous avons célébrés cette année.
(2) Cutillas:
Le dernier de vos i'rèrcs en J.-C.
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