‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 153 sur 759 · LIVRE IL — LETTRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE IL — LETTRE SEPTIÈME

un interprète. Il se pourrait faire que le gouverneur, ne prévoyant pas pouvoir à cette heure nous procurer lui-même un iûterprète, n'espérant pas ert avoir l'occasion de quelque temps, et ne voulant cependant pas conserver inutilement entre ses mains l'argent d' autrui, se fût empressé de le faire passer à ceux qui y ont droit : s'il en est ainsi, nous devons garder cet argent ; autrement il le faut rendre , et je veux qu'Artiaga le fasse immédiatement.

Je désire et j'implore pour vous toutes les grâces du ciel dans l'intérêt du service de Dieu, ainsi que je les désire et les implore pour moi-même. Adieu.

De Punicale, le 22 février 1544.

Je n'écris pas à Jean d'Artiaga , parce que cette lettre vous est commune, et s'adresse à tous deux.

Votre frère plein d'amitié.

François.

A François de Mauctos.

Mon très-cher frère en J.-C,

Votre lettre m'a causé la joie la plus sensible. Je vous prie, avec les plus vives instances , d'agir avec cette population perverse comme font les bons parents avec des fils ingrats : ne laissez point s'affaiblir votre patience, malgré le nombre de leurs crimes et de leurs péchés : Dieu luimême, qu'ils offensent d'une manière si grave, ne les extermine pas, quand d'un seul geste il le pourrait. Il ne se lasse point de leur accorder le nécessaire pour leur existence et pour tous leurs besoins ; s'il cessait de leur ouvrir

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