‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 165 sur 759 · LIVRE II. — LETTRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE II. — LETTRE ONZIÈME

avait eu toujours au milieu d'elle des maîtres vigilants qui lui auraient, comme vous le faites à cette heure, prodigué les leçons ne'cessaires , en vérité ce seraient des chrétiens infiniment meilleurs qu'ils ne le sont.

Que Notre-Seigneur vous accorde autant de consolations en cette vie et de gloire dans l'autre , que j'en désire pour moi-même !

Adieu. De Manapare, le 27 mars 154Zi.

Votre frère très-affectionné en J.-C.

^. François.

A François de Manela».

Mon très-cher frère ,

C'est avec une satisfaction infinie que j'ai appris votre départ pour visiter les chrétiens disséminés dans la contrée, que je vous avais recommandés; mais je suis encore plus heureux d'avoir appris, par les récits des personnes qui sont venues ici, les fruits très-abondants que votre visite a produits, pour le plus grand avantage des âmes et de l'Église chrétienne^ J'attendais pour hier et j'attends pour demain matin des nouvelles du gouverneur ; si elles sont telles que je l'espère, je ne différerai point d'aller auprès de vous, et je nie détournerai même, pour vous pouvoir rejoindre, en quelque point que vous soyez de votre voyage. En effet, je désire infiniment vous voir, quoique vous me soyez toujours présent en esprit.

Jean d'Artiaga m'a quitté, séduit par de vaines illusions qui troublaient son âme, et qui sont, je le pense, inspirées par le mauvais esprit. Mais lui-même ne s'en rend point compte, et ne paraît point être dans la voie pour se reconnaître. Il me disait, à son départ, qu'il devait aller à Coïm-

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