LIVRE II. — LETTRE VINGT-CINQUIÈME
ine les découvriez entièrement, en faisant écrire la lettre par une main étrangère, sans que votre sceau ni aucun autre indice n'en puisse déceler l'origine ; vous me ferez parvenir cette lettre par un messager très-sûr, et lorsque je serai pleinement instruit de toutes choses, je déciderai si je dois aller vers Iniquitribirim, en passant par Cochin. Mais déjà je suis résolu, si le crime dont le roi peut se montrer justement offensé, est aussi scandaleux, aussi odieux et inexcusable que la renommée le publie, de renoncer à faire la déma]È0he.
Que Notre-Seigneur nous assiste toujours de son secours et de sa grâce!
De Manapare, le 2 septembre 15^4.
Votre frère très-affectionné en J.-C.
François.
A François de mandas.
Mon très-cher frère en J.-C,
Je reçois les plus affligeantes nouvelles au sujet du gouverneur : son navire estlncendié, et tous les édifices qu'il possédait à terre sont aussi consumés par les flammes ; lui-même, ayant tout perdu et se trouvant dépourvu de ressources , s'est réfugié dans les îles, et n'y existe qu'avec peine , et dans la détresse la plus excessive ; hâtez-vous de le secourir, je vous en prie au nom de la charité divine; rassemblez avec célérité tout ce que vous pourrez des barques de Punicale qui sont dans vos environs, conduisezles vers lui avec d'abondantes provisions, et surtout de l'eau. Faites une diligence extrême, car la détresse absolue du gouverneur ne permet aucun retard. J'écris de la ma-^ nière la plus pressante aux Patangats, afin qu'ils vous as-
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