T-SIXIÈME
efforts les plus extrêmes, afin de secourir en temps utile ce gouverneur atteint par des; coups si violents du sort, et qui a tout droit d'éprouver, de notre paft, tous les bons offices de la charité et de la miséricorde : mais à ces bons offices doivent participer ce grand nombre de malheureux chrétiens , frappés également par la tempête, et dont le souvenir m'oblige à vous supplier de ne rien omettre, afin d'apporter un remède aussi prompt qu'efficace à tant de nécessités et à tant de souffrances.
Que Notre-Seigneur soit toujours avec vous! Amen.
.D'Alendale, le 5 septembre 15M. - . ■
Votre frère très-affectionné en J.-C.
François.
LETTRE XXVI
A Francolei de Mandas.
Mon cher frère en J.-C. ,
Que Dieu Notre-Seigneur nous assiste de sa grâce! Amen. -5'
Je suis dans une extrême inquiétude au sujet des chrétiens de Tutucurin , à qui personne au monde ne i)rend intérêt dans leur désolante infortune. Je vous prie , au nom de votre amour pour Dieu Notre-Seigneur, et je vous adjure d'employer la diligence la plus active, pour vous instruire immédiatement de toute la réalité de leur sort, et pour^me faire savoir la situation de ces pauvres gens. Si \ous reconnaissez que les intérêts du service de Dieu réclament votre présence parmi eux , hâtez-vous d'y aller, avec autant de barques que vous pourrez en rassembler à •Coïmbatom- et à Punicale, afin d'être en mesure de transporter cette malheureuse population, réfugiée dans ces îles stériles et désertes, tant à Coïmbatour qu'à Punicale, et à