‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 191 sur 759 · LIVRE IL — LETTRE VINGT-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE IL — LETTRE VINGT-SEPTIÈME

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votive présence peuvent seuls préserver tant d'infortunés, qui languissent dans les approches de la mort, de voir, arriver leur dernière heure : quittez tout, et volez à leur secours. Décidez toutes choses selon le bien; je laisse la résolution au gré de vos pensées du moment. Ayez soin surtout , soit que vous alliez, soit que vous envoyiez un autre en votre place, que les tones qui mettront à la voile pour aller vers ces infortunés, affamés et exténués par la soif, que ces tones, dis-je, transportent de l'eau et des vivres en quantité suffisante, afin de rassasier et de désaltérer ces malheureux de tout âge et de tout sexe, qni sont près d'expirer sur ces rochers aiides.

Que Dieu Notre-Seigneur soit avec vous ! Amen. ;,

Faites-moi connaître bientôt si Manoël da Cruz et Mathieu sont consolés de ces tristesses où ils paraissaient être, lorsque je les ai vus pour la dernière fois.

Adieu.

Le 5 septenibre 1544.

Votre frère très-affectionné en J.-G.

François.

LETTRE XXVn.

A François de lUancias.

Mon très-cher frère en J. -G. ,

Que Dieu daigne nous accorder sa très-sainte grâce ? En effet sur cette terre nous n'avons d'appui qu'en lui seul

J'étais à Trinchandour, et sur le point de partir pour Vi^ randapatana, afin d'en visiter les chrétiens, ainsi que j'avais fait à Alendale, à Pudicurim, et à Trinchandour : j'avais trouvé partout une occupation surabondante, et j'avais pu me convaincre de la nécessité très-essentielle de pareilles visites. J'étais, ainsi que je vous l'ai dit, préparé et

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