‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 201 sur 759 · LIVRE 11. — LliTTlît: TRENTE-ET -UNIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE 11. — LliTTlît: TRENTE-ET -UNIÈME

deux naïres (1) messagers, porteurs d'une lettre qui m'était adressée par un Portugais ; celui-ci m'écrivait qu'une cause nécessaire le retenait à Béarime : qu'il avait entre les mains une lettre du trésorier de sa majesté, et divers autres messages, dont il était chargé pour moi, et qu'il ne pouvait me les remettre, ou me les exprimer, qu'en personne. Il pouvait seulement m'écrire, que ses commissions étaient ^ telles, qu'elles exigeaient une nouvelle entrevue de ma part avec Iniquitribirim. Alexis de Souza s'est transporté à Coufcïvia^" ian. On dit qu'il est parti fort irrité contre les officiers du roi, c'est-à-dire les pules. Est-ce un vain bruit? Je n'ai pu , m'en assurer jusqu'à celte heure. — Je me dispose à prendre la voie de terre pour visiter les villages des chrétiens qui seront sur mon passage, et baptiser les nouveau-niés, et les adultes que je trouverai suffisamment préparés.

Je désire que mardi prochain ^ à moins que vous ne préfériez un autre jour, ce que je laisse à votre discrétion, vous visitiez les chrétiens exilés de Tutucurin ; et comme, dans cette nouvelle et incertaine résidence ,^ ils n'ont aucun endroit pour leurs réunions, vous les rassemblerez hors de l'enceinte des cabanes et dans la campagne, et en cette place, vous leur donnerez vos instructions et leur administrerez les sacrements, — Je vous prie de signifier expressément à Nicolas Barbosa de ne point convoquer, pour la pêche des perles, ceux qui ont occupé dans Tutucurm les demeures des anciens habitants présentement exilés. Je suis, à cet égard, investi par sa majesté et par le vice-roi d'une portion de leur autorité , et il ne m'est point ag^réable que des chrétiens révoltés et rebelles , et , le dirai-j e ? de véritables apostats participent aux fruits de la mer, qui est notre domaine. Je consens à ce qu'on le permette aux gens de Punicale, et. si quelques-uns d'entre eux éprouvent le désir d'aller plonger dans les parages des îles de Tutucurin , pour extraire du fond de l'eau les mères perles, je leur en laisse la

(I) Les naïres étaient une caste élevée, dont les membres embrassaient "rdinairement la profepsinn des armes.

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