‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 21 sur 759 · CHAPITRE DEUXIÈME {X^UIASkU) . XLVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME {X^UIASkU) . XLVII

Jésus-Christ. » Et se tournant vers le peuple : « Hier, ajoutat-il, un mort a été mis en terre : allez et voyez s'il est véritablement mort. » On courut au tombeau, on exhuma le mort, dont le corps déjà répandait une odeur infecte. « Je te commande, par le saint nom du Dieu vivant, lui dit Xavier, de te lever en témoignage de la religion que j'annonce à ce peuple. » Le mort se leva et marcha : et sur l'heure même tous les assistants crurent en J. -G. , et demandèrent le baptême.

L'autre ressuscité fut un jeune homme expiré depuis vingtquatre heures, et qu'après une fervente prière, Xavier rendit à ses père et mère. On cite, au sujet de ce miracle, des paroles.ravissantes du Père. Côme Anes, son ami, désirant entendre de sa bouche le récit de cet événement, le conjura de le lui raconter : « Seigneur, Jésus ! dit Xavier, pouvez-vous croire qu'un homme aussi misérable que moi, ait la puissance de ressusciter les morts ? Pécheur que je suis ! on m'a présenté ce jeune homme, en me disant qu'il était mort, et il s'est trouvé vivant : je lui ai commandé au nom de Dieu de se lever, et il s'est levé ; et le peu|)le , qui s'émerveille de tout, et qui quelquefois imagine des miracles, a cru qu'un miracle s'était opéré. »

Les actes de la canonisation du Saint attestent, mais sans détails, les deux autres résurrections.

A la vue de cette moisson d'âmes qui ne demandait, pour être recueilhe, que des ouvriers suffisamment nombreux, Xavier exhalait vis-à-vis son P. Ignace toutes les ardeurs de sa charité, et ses lettres sont pleines de pressantes invitations à ses Frères pour les appeler à l'œuvre évangélique. — Il conçut même la pensée d'inviter à cet apostolat les docteurs des universités qui, s'écrie-til, s'ils connaissaient le don de Dieu, quitteraient les sciences profanes pour la prédication du nom de J.-C.

Le Saint écrivit en effet aux Docteurs de Paris une lettre admirable, au récit de D. Juan de Rada, docteur du royaume de Navarre, qui en avait fait lui-même une copie, ainsi que d'autres étudiants de son temps; mais cette lettre est malheureusement perdue.

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