‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 211 sur 759 · LIVRE m. —LETTRE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

LIVRE m. —LETTRE PREMIÈRE

le sacrifice de toutes les heures et de toutes les forces à des œuvres considérables entreprises pour son amour, et c'est la consommation de la victoire remportée sur la chair révoltée contre l'esprit; c'est le fruit que la bonté divine laisse recueillir dans le déclin de l'âge à ces- vaillants athlètes, pour l'exemple et l'encouragement de ceux qui sont sous leur conduite , et qui les voient renaître, pour ainsi dire, par cette rénovation des puissances de l'âme, au moment où la nature défaillante et accablée d'infirmités, se dissout et va cesser d'exister : à mesure que la vie se retire de ces personnes vénérables, leur corps terrestre se transfigure en un esprit céleste. Aussi, notre saint évêque a-t-il besoin aujourd'hui d'un coadjuteur qui l'assiste dans les travaux extérieurs du ministère apostolique. ;. ' ■ '

Je vous conjure, sire, et c'est au nom du service de Dieu que je vous adresse ma prière , si en effet mon intention est toute pure, et si la vérité se trouve sur mes lèvres, d'accorder une attention favorable et efficace à mes paroles, à mes humbles conseils. Je le répète, c'est au nom de la gloire et du service de Dieu, dans l'intérêt essentiel de la conscience de votre majesté, que je la supplie, non pas seulement de recommander par lettres, à ses officiers dans les Indes, les affaires de la religion, mais aussi de consacrer l'autorité de ses volontés par la juste punition des prévaricateurs.

Craignez, sire , qu'au pied du tribunal de Dieu Notre- Seigneur, — le jour et l'heure surviennent sans être prévus, et il n'y a ni espérance ni moyen de les fuir, — craignez que la colère de Dieu, le souverain Juge, ne vous fasse entendre ces paroles : «Pourquoi n'avez- vous pas châtié vos ministres et vos serviteurs qui, sous l'autorité de votre nom, ont combattu ma religion dans les Indes : pendant ce temps même, ne les avez-vouspas sévèrement punis, si le soin de vosrevenusetlesdevoirsdeleur administration temporelle laissaient quelque chose à désirer de leur part? » J'ignore,

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