‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 236 sur 759 · LIVRE III. — LETTRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE III. — LETTRE SIXIÈME

et rempli d'un immense désir de servir Dieu pour son seul amour; vous comprenez assez de vous-même , sans que j'insiste auprès de vous, combien de tels désirs doivent être favorisés.

J'attends de votre part une lettre très-étendue , qui me parle en détail de votre santé , et des fruits de vos travaux; qui m'apprenne si les chrétiens dont vous vous occupez font des progrès dans la religion , quels sont ces progrès : si Cosme de Païva est enfin revenu à de meilleurs sentiments, s'il a rendu le produit de ses larcins aux chrétiens qu'il a dépouillés.

Que Dieu Notre-Seigneur vous assiste toujours d'autant de grâces que j'en désire iDOur moi-même ! Adieu. » '

De Négapatam, le 7 avril 15Zt5.

Votre frère en J.-C. :^p

Aux pp. DiogO de Borba et Paul de Camerlno, admluiattrateurs du Collése de Goa.

Que la grâce, etc.

L'expédition de Jafanapatam vient d'aboutir à néant : et le roi, qui avait promis de se faire chrétien, n'a point été rétabli dans ses États. L'effet des circonstances a ruiné toute l'entreprise. Un vaisseau du roi de Portugal, revenant du Pégou (1) aux Indes, avec une cargaison considérable, s'est vu chassé par la tempête et forcé d'aborder sur les côtes du royaume de Jafanapatam ; le roi de ce pays s'est emparé des marchandises. Les Portugais ont

(1) Le Pégou, ancien royaume des Indes, situé entre la rivière d'Ava et le golfe de Martaban, du 1G° au 19" de lat. N.

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