‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 266 sur 759 · LIVRE IV.— LETTRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE IV.— LETTRE DEUXIÈME

encore bien vivement -je vous conjure de vous y-CQîiformer, et d'obéir entièrement et sur toutes chose? aux administrateurs du collège. Si j'étais en votre placé, je n'aurais rien plus à coeur que d'accomplir toutes leurs intentions. Croyez à mes avis , et demeurez convaincu que rienn'est plus sûr pour le salut, et ne nous préserve davantage de l'erreur, que d'aimer à être sous l'autorité d'un supérieur, et d'obéir avec joie à ses commandements. C'est, au contraire, une occasion de chute et de ruine que de vivre à sa volonté et de ne reconnaître l'autorité d'aucun supérieur. Que si vous opérez le bien , en dehors des obligations qui vous sont imposées, estimez, mon cher frère, que vous vous êtes plus éloigné que rapproché du bien réel. Vous obéirez donc en toutes choses, et d'une manière absolue, au P. Diogo de Borba, de qui la volonté demeure unie avec la volonté divine , et vous serez entièrement soumis à son autorité. En agissant ainsi, vous vous rendrez agréable, non-seulement à moi, mais à Dieu lui-même.

Envoyez-moi deux des confrères qui demeurent au cap Comorin , et particulièrement Jean de Beira. Vous mettrez en leur place deux des Pères nouvellement venus de Portugal. Et comme l'étendue de la contrée , et l'immensité des travaux rend notre nombre insuffisant, je prie les confrères qui viendront ici, d'amener, s'il est possible, avec eux, quelques sujets pris en dehors de la Compagnie, pour nous seconder et nous soulager dans l'instruction religieuse des vUlages de ces îles. Si ce ne sont pas des prêtres, que du moins ce soient des personnes qui aient passé par les épreuves du monde et de la chair^^^t par les tentations du démon, et qui soient avides de venger sur elles-mêmes leurs propres injures, quisont celles de Dieu. Nos confrères feront bien d'apporter avec eux les vases et les ornements du sacrifice. Mais les calices devront être d'étain; ils seront plus en sûreté que des cahces d'argent, au milieu d'un peuple pervers, et des infidèles au parmi lesquels se passe notre vie. ^^% #-"■

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