LIVRE IV. —LETTRE TROISIÈME
Des religieux espagnols de Saint-Augustin (1) se rendeat d'Amboine à Goa; vous pourrez connaître par eux l'état de nos œuvres. Je vous les recommande instamment : je vous prie de faire, pour leur être utile, tout ce qui sera en votre pouvoir, et de les combler de témoignages d'affection et de tendresse. Ce sont d'excellents religieux, d'une vertu toèsréelle. Je pars pour les îles de More: que Dieu demeure avec vous, qu'il m'accompagne, et qu'après la vie, il daigne transférer nos âmes au sein de son royaume, où nous jouirons assurément de plus de paix et de bonheur qu'ieibas! . ^^__. ; ,•-:;;
D'Amboine, le 10 mai 1546. - ^ ^^
P. S. Vous ferez immédiatement parvenir la lettre ci-jointe à nos confrères de Gomorin, afin qu'ils aient le temps de partir de Goa, et d'arriver aux Moluques au commencement
d'avril de l'anijée prochaine.
François.
Aux Confrères de Goinorin, Antonio Crlmlnale et Jean
de Beira. ' :-:
Que la grâce, etc.
L'année dernière, étant à Malacca, je vous ai écrit une lettre commune, pour vous prier, au nom de Dieu, vous Jean de Beira, et vous Antonio Criminale, de vous rendre immédiatement au cap Gomorin. Il me paraissait nécessaire que vous partissiez pour cette contrée, afin d'en instruire et d'en fortifier les malheureux néophytes, de concert avec le P. François de Mancias, que j'avais laissé parmi ce^ chrétiens avec Jean de Lizana et trois autres
(1) Venus sur la flotte de D. Fernando de Souza.
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