‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 311 sur 759 · LIVRE IV. — LETTRE KEUVliîME · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — LETTRE KEUVliîME

dans sa miséricordièusiB bonté, m'en a donné quelque lumière. Mais je cesse : je prie Jésus-Ghrist Notre-Seigneur qui nous a réunis dans sa compagnie pendant cette vie de douleurs, de nous rassembler par son élection, au jour de l'éternité , dans la compagnie de ses saints : après surent que, pour son amour, nous avons été séparés personnellement en cette vie.

Si vous nous adressez quelque recommandation, soit à ceux de nous qui se trouvent aux Moluques, soit à ceux qui partent pour le Japon, vous ne devez point oublier que la réponse ne saurait vous parvenir avant trois ans et neuf mois; la cause en est naturelle : vos lettres n'arrivent aux Indes qu'après neuf mois, et il se passe huit mois encore avant que les navires aient les vents favorables pour se rendre aux Moluques;, et s'ils ont la fortune défaire la plus heureuse navigation à l'aller et au retour, ils y emploient au moins vingt et un mois ; enfin, des Indes à Rome, les lettres sont huit mois en route , si les vents et la mousson sont favorables ; et il arrive, par les vents contraires, que plus d'une année devient nécessaire pour le voyage de Rome.

Cochin, 21 janvier 1548. l <

Aus. PP. de la Compagnie qui font la mission an Travaneore.

Je veux, sur toutes choses, vous recommander de veiller avec un zèle extrême au baptême des enfants, afin de ne laisser aucun nouveau-né sans qu'il soit immédiatement régénéré dans les eaux qui font les chrétiens, dans aucun des villages ou des hameaux que vous visiterez en personne, ou que vous ferez visiter par quelqu'un des vôtres. C'est, à mes yeux, le principal et le plus avantageux.

pppppipfiilpipi

Page 1