LIVRE IV. — LETTRE NEUVIÈME
flxe en aucun de ces villages, mais étant toujours en mouvement pour les visiter tous, et obliges de parcourir continuellement la contrée pour vos inspections, afin de surveiller les progrès de cette église , à qui votre vigilance est absolument nécessaire, il est évident que vous ne sauriez vaquer avec l'assiduité requise à la tenue des écoles journalières. Instituez donc, dans tous les villages et dans les hameaux, des maîtres instruits , des catéchistes indigènes, qui réuniront tous les jours, ainsi quïl est r«glé, les enfants du voisinage, afin de leur enseigner et de leur inculquer les lettres et les éléments de la religion, de même que les prières, que ces enfants devront posséder par cœur : et pour assurer l'accomplissement de ce devoir, vous aurez soin, dans chacun des villages où vous conduiront vos visites générales, de ne jamais manquer de rassembler tous les enfants, et en présence de leurs maîtres, de les interroger sur ce qu'ils auront appris, pour vous rendre compte à la fois de leur zèle et de celui des maîtres; vous remarquerez avec soin combien de prières sacrées on vous aura récitées sans aucune faute, et jusqu'à quel point de la doctrine catéchétique l'enseignement et l'instruction sont parvenus; vous annoncerez en même temps votre prochain retour, et vous ferez savoir que vous apprécierez, d'après les progrès accomplis jusqu'à ce jour, ceux qui auront eu lieu pendant le temps de votre absence, ajoutant que vous connaîtrez ainsi qui se sera distingué par la constance de ses efforts, et qui aura faibli dans son zèle. Cette attente sera de nature à exciter l'émulation commune des maîtres et des écoliers.
Vous aurez soin que, tous les dimanches, les hommes se rassemblent dans l'église, afin d'y réciter les prières, et votre principale attention sera de vous assurer si les Patangats fréquentent ces assem])lées. Dans les lieux où vous vous trouverez présents pendant ces jours, vous présiderez vous-mêmes aux réunions ; et, après que tous les assistants auront récité de mémoire les prières, vous leur
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