LIVRE IV. — LETTRE NEUVIÈME
hommes, dans les assemblées des femmes, le samedi, un lecteur les prononce d'une voix claire et parfaitement intelligible; et partout où l'un devons se rencontrera le jour de ces assemblées, qu'il ajoute à cette lecture la parole vivante : exposant, d'une manière plus sensible et plus évidente, ce que l'intelligence la plus paresseuse aura semblé difficilement saisir. Les aumônes et les offrandes acquittées en vertu d'un vœu par les personnes qui ont échappé à une maladie, ou à des périls d'autre genre, et qui d'ordinaire sont apportées dans ces assemblées des hommes et des femmes, devront être, par vos soins, versées intégralement dans le sein des pauvres; et vous ne consentirez jamais à en recevoir la moindre partie, pour être consacrée à votre usage personnel. '^
Chaque dimanche, dans l'assemblée des hommes, et chaque samedi dans celle dés femmes, vous aurez soin de faire publier, qu'aussitôt que dans leurs demeures une personne, quelle qu'elle soit, sera tombée malade, on vous doit avertir à l'heure même, afin que vous puissiez l'assister en temps opportun, et lui administrer les secours spirituels nécessaires pour l'âme, au temps de son passage : déclarez de la manière la plus solennelle que, si quelqu'un vient à manquer à ce devoir, et que son parent ou son serviteur passe de ce monde sans avoir été muni des secours sacramentels, vous ne permettrez point que le défunt soit enseveli dans le cimetière des chrétiens avec les cérémonies de l'église.
Lorsque vous visiterez un malade ."^^ vous lui ferez réciter, s'il le peut, le sacré Symbole, en sa propre langue, ou vous le ferez réciter par un des assistants, et à chaque article, vous demanderez au malade s'il croit fermement et de toute son âme aux doctrines qui y sont contenus; ensuite, vous lui ferez exprimer une formule de confession générale, et les prières que tout le monde doit posséder par cœur : enfin vous réciterez sur lui le saint Évangile.
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