LIVRE IV. —LETTRE NEUVIEME
jet les choses de Dieu et les matières qui ont rapport au salut dé l'âme et à l'avancement spirituel .: parlez-ïeur même, dans les conversations privées, de la mort, du jugement, des peines de l'enfer et du purgatoire ; conseillez-leur de fréquenter les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, et d'observer les dix Commandements de la Loi de Dieu, et toutes les obligations de la religion ; car si, dans vos rapports avec eux, vous vous laissez aller à des discours d'une autre nature, il doit arriver infailliblement l'une de ces deux choses ; ou que, lorsqu'ils viendront à vous, ils choisiront de préférence les sujets d'entretien qui conviendront le plus à leurs intérêts spirituels ; ou, s'ils ne peuvent supporter l'aridité de ces sujets, ils cesseront de vous venir visiter, et vous laisseront la liberté de vos heures, qui seront employées par vous , avec tant de fruit, dans les occupations essentielles de vos différents ministères.
Souvenez-vous, lorsque vous en aurez l'occasion, d'écrire aux pères et aux frères de notre Compagnie à Goa, leur rendant compte, pour leur consolation, et pour les encourager à bien faire, du fruit de vos œuvres et du succès de vos efforts pour la gloire de Dieu : vous écrirez également, dans le môme sens, au seigneur évêque, avec toutes les marques d'une profonde révérence et soumission, comme au prélat votre supérieur, sous l'autorité et la juridiction de qui se trouve toute l'étendue de ces contrées. Vous n'irez dans aucun État, dans aucune province, lors même que les souverains et les princes vous appelleraient, qu'avec l'assentiment du P. Antonio Criminale et du gouverneur portugais du pays, et si l'on vous adressait de plus pressantes sollicitations , vous opposeliez l'obéissance dont vous faites profession , et qui justifie l'impossibilité où vous êtes de quitter la résidence qui vous est prescrite, sans un ordre formel de vos supérieurs. ; ■ ^- . --.^-^^iS.,^ r".-:-:i-ir
Je vous renouvelle encore avec force ma recommanda-
'^^^ JT?;: