LIVRE Vt
-LETTRE PREMIÈRE
monde admire cette bienveillance extraordîtiâiré nous.
y Tbîis les Indiens , mahométahs et idôîStrëâ, Utitallt (^ le l'ai pu connaître , sont profondément ignorants. Atlssi les personnes qui se destinent à parcourir ces contrées pour y répandre l'Évangile, ont un moindre besoin de science que de vertus ; mais surtout ils doivent posséder l'obéissance, la persévérance, la patience, la charité; la chasteté la plus inviolable , en présence des occasions de péché qui sont sans nombre; la prudence et le discernetoentles plus pariïiits dans le cours de leur thinistère; enflJI» une santé et une vigueur spirituelles et corporelle^ qiil puissent résister à tous les travaux et à toutes lés doufl&'&n* ces. Je vous parle de ces besoins spirituels j à cattsé d# choix que je crè^ qu'on doit faire, et de la yertti nécessaire à ceux qui seront envoyés dans les Indes: s'il en est qui rtë soient pas encore assez éprouvés , qu'au moins ils possè-» dent votre confiance tout entière. Les Indes exigent des hommes remplis de chasteté et d'humilité, qui sdîenèl exempts de toute apparence d'orgueil ou de présoiHp^ tidri.. ^V^-::^v::#^-:?
Lé recteur que vous enverrez à ce collège de Goa , pour diriger les élèves indigènes et nos propres confrères , doit posséder deux principales qualités, entre toutes celle» qui sont nécessaires à un recteur ordinaire. Il doit avoir, dans un ^minent degré, M vertu de l'obëiSsàhce, et se concilier, par sa soumission et son humilité , la bienveillaïicè des magistrats et celle des supérieurs ecclésiastiques. Ces , deux classes de personnes exigent itl , plus qu'en aucuà ifeU du monde , la déf^ence et la soumission de leurs inférieurs. S'ils nous voient respectueux et dociles à leurs volontés , ils nous aimeront tendrement ; sans ces égards, ils nous seront toujours contraires. Le récteur de Goa doit être gracieux dans ses relations avec les personnes du monde , affable en actions et en paroles , plutôt que sérieux et sévère , afin de montrer son désir de se iconciliet"
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