‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 371 sur 759 · LIVRE V. — LETTRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE V. — LETTRE QUATRIÈME

j'ai lieu de croire que la Compagnie fera d'imnienses progrès dans ces contrées. • ^'

C'est pourquoi , mon bien-aimé frère Simon , songez à venir bientôt ici avec une armée de confrères , de prédicateurs et d'autres. Prenez garde seulement de ne point amener un trop grand nombre de jeunes gens ; car nous désirons ici des hommes de trente ans au moins jusqu'à quarante, remplis de toutes les vertus, mais surtout d'humilité, de douceur, de patience et de chasteté.

Je dois ici m'accuser de ne cesser jamais lorsque je vous écris ; par là vous pouvez juger combien j'y prends de plaisir, surtout lorsque ce sont vos lettres qui m'en ont donné l'exemple.

Je cesse aujourd'hui , quoique j'aie peine à le faire : j'ai l'espérance qu'un jour nous nous reverrons, en Chine, au Japon, Ou du moins au ciel : au ciel, où, je l'espère , appelés ensemble par un bienfait gratuit et infini de Dieu, pour régner à jamais avec lui, nous jouirons, pendant l'éternité tout entière , de la source suprême de tous les biens. Amen.

Cpchin, 28 janvier 1549.

Au P. Simon Rodriguez, de la Gomiiaguie de Jésus.

Celui qui vous remettra cette lettre, m'est connu déjà par d'anciennes relations. Il se rend en Portugal dans le dessein de soUiciter du roi la récompense des services qu'il a rendus à l'État; et il m'a vivement prié dç lui donner à ce sujet une recommandation près de vous. Je reconnais , et je ne le lui ai point celé, qu'il pouvait concevoir une ambition infiniment supérieure, en servant Dieu lui-même, et en obtenir le pardon de ses propres

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