‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 373 sur 759 · LIVRE T. — LETTRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE T. — LETTRE CINQUIÈME

Il n'existe pas, en cette misérable vie, de consolations spirituelles plus abondantes que celles que l'on trouve au milieu des périls de mort les plus évidents , encourus par le seul et unique motif de l'amour de Dieu, du zélé pour son service , et du désir le plus pur de propager notre sainte religion. En vérité , l'homme rencontre plus de douceurs dans les épreuves de cette carrière que dans la paix et les loisirs de toute autre existence.

Que Dieu Notre-Seigneur nous réunisse dans sa sainte gloire ! Adieu.

Cochin, le 2 février 15Zi9.

Votre frère très-aflfectionné en J. -G.

François.

Au R. P. M" Ignace de Loyola^ supérieur général, à Rome. '

Que la grâce et la charité de J.-C. N.-S. soient toujours avec nous ! Amen.

0 mon unique Père dans les entrailles de J.-C. l

Je vous ai adressé trois lettres presque semblables , et toutes d'une gi^ande étendue : elles étaient recommandées à RP Simon. \

Antonio Criminale réside au cap Comorin avec six autres membres de la Compagnie. Je vous déclare en vérité, mon Père, que c'est un homme saint , et né pour cultiver ces contrées : envoyez-nous beaucoup de ses pareils , comme nous en avons déjà. Nos frères de Comorin sont soùs son obéissance. Il est également cher aux chrétiens indigènes , aux païens et aux mahométans. Quant aux confrères qu'il dirige, je ne saurais vous exprimer quelle affection ils ont pour lui. ;;.

Le P. Cypriano , qui est déjà sur le retour de Tâge , part pourTîledeSocotora. Il doit nous quitter àlafin dejanvier :

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