LIVRE V. — LETTRE SIXIÈME
Celui qui aura pleinement satisfait à cette double loi, se Terra sans peine en état de faire produire des fruits spirituels abondants aux âmes de ses frères (1). Faites en sorte d'être toujours disposé et comme incliné, pour remplir les ministères les plus humbles, comme par l'effet d'un poids qui vous attire et que vous portez avec amour. En vous y exerçant, vous devez posséder, et faille croître en vousmême, la véritable humilité du cœur. Ne confiez à personne, mais accomphssez vous-même la fonction sans éclat d'inculquer, dans l'intelligence des ignorants, les prières que tous les chrétiens doivent savoir par cœur. Ayez la patience de les récitef le premier, parole à parole, et de les faire apprendre aux fils et aux filles des Portugais, à leurs serviteurs et à leurs servantes, et aux eofants des indigènes (2). Ceux qui vous auront vu vous appliquer assidûment à ce devoir, ne sauraient plus tard vous soupçonner de pensées orgueilleuses, — et l'opinion que l'on a conçue de la modestie d'une personne, lui concilie le respect d'autrui ; — 'par là même les hommes vous jugeront plus digne de les avoir pour disciples dans la science qu'ils
avons, en même temps recueilli toutes les variantes de Lucena et de Tursellin , qui différaient de notre texte , ou qui donnaient à l'idée primitive une forme plus étendue.
(1) Tursellin. — Dans cette province d'Ormuz, que le premier, le suprême devoir soit pour vous' le service de Dieu, et ensuite le soin de votre conscience. De ces deux sources fondamentales dériveront avec plénitude les autres devoirs qui ont rapport au bien du prochain.
Vous aurez soin, par la même raison, d'examiner voire conscience une fois ou deux chaque jour : et, juge de vous-même, vous passerez en revue toutes vos pensées et vos actions de ce jour, surtout les pensées et les actions que, dans l'intervalle écoulé, vous deviez plus particulièrement éviter, amender, ou rendre plus parfaites.
(2) Tursellin. — Vous rechercherez, pour les remplir avec zèle et avec joie, jes ministères que d'autres négligent , les considérant comme inférieurs et sans éclat. Tel est le catéchisme , dont vous ne devez remettre le devoir à aucun autre. Tous les jours , vers midi , vous parcourrez en personne, avec votre compagnon, les places de la ville, et vous appellerez à haute voix le peuple dans l'église. Là vous enseignerez les vérités du salut et les devoirs de la religion aux enfants des Portugais, etc. .
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