‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 435 sur 759 · LIVRE V. —LETTRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE V. —LETTRE DIXIÈME

sera, nous l'espérons, favorable à noire navigation (1) ; il nous conduira sains et saufs en ces régions où son saint nom sera glorifié , lorsqu'il sera révélé par nous à leurs populations aveugles (2).

Alphonse (3) a offert à Dieu, pour la première fois, le Saint-Sacrifice de la messe, au milieu des chants et d'un appareil solennel, en grande pompe, avec diacre et sousdiacre. Une procession magnifique de clercs en surplis est allée prendre le nouveau ministre de J.-C, dans la maison de la Miséricorde, où se trouvait notre résidence, et^ accompagnée de nous-mêmes, l'a conduit à la principale église de la ville ; et après la cérémonie, on l'a ramené dansle même ordre. Dans la célébration des saints mystères, il était assisté du vicaire épiscopal et de notre Frère François Pérez. L'office de diacre était rempli par le P. Cosme de Torrez (4). Le même jour, j'ai parlé dans la chaire. Le peuple a psffu prendre un merveilleux plaisir à cette belle solennité, et il y a fait paraître un profond recueillement. En effet ici l'on n'avait jamais vu les prémices du divin Sacrifice célébrées avec cette imposante solennité. ^ n- :v^.

J'attends de votre part des lettres étendues et très-dé-

taillées, qui me feront connaître d'une manière complète

et circonstanciée l'état général du collège et tout ce qui

regarde chacun des Pères et des Frères qui l'habitent; qui

(1) Tursellin. — Priez Dieu, je vous en conjure, afin qu'il favorise et seconde noire Voyage et nos efforts, tandis que, confiants dans le souffle protecteur de Ja diVfne Biiséricorde, nous mettrons à la voile.

(2) Tursellin.— Kous avons trouvé nos Frères deMalacca travaillant avec tant de zèle dans là vigne du Seigneur, que l'on ne saurait leur appliquer la parole -.^PourquQi^éi&inetarex-vous oisifs pendant tout le jour?

(3) Alphonse de^Castro, de Lisbonne, fut reçu dans la Compagnie à Goa. Il passa neuf ans dans la mission des Moluques. Après une douloureuse captivité, ce saint missionnaire fut mis à mort à 1res, près de Temale, par les ordres du sultan Babou, vers la fin de janvier 1558.

' (4) Tursellin. — Il nous a paru que nous devions, pour conserver la coutume des autres prêtres , recevoir les offrandes qui seraient faites par le peuple. Mais tout l'argent recueilli a été porté , par mon ordre , à la Confrère de j^Jliséricorde afin d'être distribué aux pauvres.

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