LIVRE Yi — LETTRE DIXIÈME
me donneront les nouvelieè de la santé de chacun, de èêâ œuvres, de ses progrès, enfin des talents qu'il déploie et des fruits qu'il recueillOi Je me, verrais privé de la plus précieuse des consolations , si vous me laissiez dépourvu de la moindre partie de ces nouvelles, que je réclame de vous, et que je désire ardemment; Je souhaite également connaître combien de Confrères, et lesquels, vous auront amenés les navires venant de Portugal; quel est le nombre» des prêtres ou des clercs, celui des coadjuteurs laïques ; s'il en est/ dans le nombre, qui possèdent le don delà parole, et dans quelle mesure ; quels sont leurs autres talents. Je désire que ces récits couvrent deux ou trois feuilles d'un papier de grande dimension. Enfin, donnez-moi les informations les plus complètes sur tous nos frères qui résident au cap Gomorin, à Coulan, à Méliapour, à Ormuz, à Baçaîm: que je connaisse tout, comme si je le voyais de mes propres yeux. En outre de ces lettres, qUi me seront écrites par l'un de vous deux. Pères PaUl et Antonio, je désire que voUs" fassiez connaître à chacun de nos Pères et de nos Frères qui vivent avec vous, que je leur demande d'une manière très-pressante de vouloir bien, en m'écrivant eux-mêmes, me découvrir l'état de leur âme; je serai ravi de connaître, à cause de ma vive tendresse envers chactiai d'eux en particulier, tous les dons célestes que Dieu ré^ pand en chacun d'eux, la paix et la consolation qui régnent dans leur âme, l'ardeur avec laquelle, en servant Dieu Notre-Seigneur, ils tendent vers la perfection. Je désirerais aussi qu'au nom de tous les élèves indigènes un d'entre eux m'écrivît; que ce fût, par exemple, Jacques de Mozambique.
Que nos Gonfrèj^es ne s'attendent point à ce que je prévienne leurs lettres par des lettres individuelles, adressées à chacun d'eux : pour cette œuvre, si ma charité suffit aveë' plénitude, le loisir, vou3 je comprenez tous, ne m'en est pas laissé. ^:::^:iif-^-'^
Je veux que tous communiquiez cette lettre à tous , et