LIVRE V
LETTRE DOUZIÈME
Yous était arrivé, je veux que tous nos Frères, ceux qui déjà sont dans les Moluques, et ceux qui s'y rendront plus tard, obéissent au P. Alphonse : et à cet égard , voici le commandement dont j'ajoutj|Jci les termes, ^t qui leur sera régulièrement notifié r^fe -W^S;
« Les PP. Ribeiro et Nicolas, si Joam de Beira était sorti (( de cette vie , doivent obéir au P. Alphonse. Vous , Mate noël de Moralez, et François Gonçalez , qui êtes aux « Moluques, je vous commande, en vertu de la sainte « Obéissance, si la mort a enlevé Joam de Beira, derecon- « naître pour supérieur Alphonse de Castro et de lui êtrfe^ « soumis. Mais si, ce que je crois plus vraisemblable et « ce que je désire, Joam de Beira est encore vivant, c'est à « lui, comme à votre légitime supérieur, que je veux et je « commande que tous deux vous obéissiez , sur le plus « léger signe de sa part. » , ■
François.
LETTRE XIL
Au P. Simon Rodrigucz, de la Compagnie de Jésus.
Que la grâce, etc. '
Ne soyez point surpris si je vous écris souvent ; mais d'une part , un nombre infini de personnes partent d'ici pour aller où vous êtes, et me demandent des lettres pour vous les porter; et, d'une autre part, je saisis avec empressement toutes les occasions de m'entretenir avec vous : j'ai la consolation de penser que les lettres que je vous écris, avec un fruit infini pour mon âme, doivent être lues de vous avec quelque satisfaction , en raison de votre amour tout fraternel envers moi.
Les porteurs de cette lettre sont deux hommes sages et vertueux; d'excellents chrétiens, habitants de Malacca, où