LIVRE V.— LETTRE QUINZIÈME
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rendu de si grands services, et de sa fille, orpheline pleine de vertus.
Vous trouverez, en Carvalho lui-même, une bonne volonté parfaite et une entière déférence , pour vous donner tout le concours qui sera nécessaire : il m'a engagé sa promesse, ainsi que je vous l'ai dit, et c'est un homme d'une probité rigoureuse. Mais il a de plus témoigné qu'U attachait un prix infini à cette alliance; il entrevoit, dans ce mariage , l'espérance très-fondée d'une paix profonde , et de la sécurité qu'il s'est promise pour le reste de son existence.
J'ai, Je le pense, assez insisté près de vous sur ce désir de ma part, pour vous avoir fait partager mes sentiments. Si j'apprends par vos lettres que mon vœu s'est réalisé, ce sera pour mon cœur une précieuse nouvelle, et un bienfait singulier dont je vous serai redevable.
Que Dieu nous réunisse dans sa gloire : car de nous revoir en cette vie , c'est la chose du monde la plus mcertaine.
Adieu. De Malacca, la veille de la naissance de saint Jean-Baptiste, de l'année 1549.
Votre frère en J. -G. . '
François. ^
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A Jean m, roi de Portugal.
Votre majesté, dans les lettres qu'elle a adressées à son gouverneur des Indes, a exprimé la volonté que je lui fisse parvenir un rapport touchant ceux de ses officiers qui s'acquittent avec zèle et fidélité des emplois que vous leur avez confiés dans ces contrées. Pour vous obéir donc, je vous exposerai qu'Edouard Barreto, qui a récemment administré vos finances à Malacca, a fait paraître, dans cette
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