‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 468 sur 759 · LIVRE V. — LETTRE SEIZ lÈM E · texte numérisé non relu

LIVRE V. — LETTRE SEIZ lÈM E

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:, l'atteinte, et exposez -les avec une sincérité parfaite à votre supérieur; V>ersuadez-vous que ce sera la voie la plus sùi:e pour éviter d'y succomber. Outre ce principal avantagerait s'en trouve encore un très-grand pour l'âme, en cette connaissance précise, qui nous fait arriver à l'aveu des mouve- ■ ^ ments secrets de notre cœur : on y recueille de grandes -^grâces de la part de Dieu, et ces grâces de? if nnent le gage I de merveilleuses récompenses; c'est le secret d'une vic-^ toire chèrement achetée, pour l'ordinaire, sur l'amour-' propre naturel : ainsi l'on porte les coups les plus terribles aux secrètes espérances et aux œuvres souterraines de y l'infernal ennemi, de qui la principale puissance pour le ripmal a ses fondements dans le secret et dans l'ombre: il se voit désarmé dès qu'on l'attire à la lumière, il voit s'évanouir en un moment tout l'édifice de ses conseils pervers, il devient la risée de ceux qu'il cherchait à perdre, et qui, ^ devenus forts à cette heure j se trouvent désormais à l'abri de ses coups. Adieu.

. Dans la chapelle de Sainte-Marîe-du-Mont, près de Malacca, la nuit d'avant la fête de saint Jean-Baptiste de l'année 15/i9, sur le point de faire voile pour le Japon. Votre a|fectionné de cœur.

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