‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 472 sur 759 · LIVRE -YI. — LETTEE PKEMIÈRE · texte numérisé non relu

LIVRE -YI. — LETTEE PKEMIÈRE

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monies de propitiation, employèrent ce }^ur-là et toute la nuit suivante, sans prendre même quelques instants de sommeil, à immoler des oiseaux et à préparer des mets pour l'idole. Le patron, ayant encore une fois consulté les sorts pour connaître les causes de la mort de sa fille, reçut cette réponse , que si notre Manoël avait péri dans la câle, sa fille n'aurait pas été victime de la mort. ;*s^ *^

Voyez en quel danger nous nous sommes trouvés, alors que notre vie dépendait uniquement des réponses du démon et de la volonté de ses sectateurs. Que serait-il arrivé de nous, si Dieu avait permis à son plus cruel ennemi de disposer à son gré de notre personne ? A la vue de tant et de si évidents outrages commis envers J.-C. N.-S. par ces exécrables sacrifices, outrages que je ne pouvais absolument empêcher , souvent j'ai demandé à Dieu dans ma prière qu'avant que nous dussions périr dans la tempête , il daignât délivrer ces hommes créés à son image de tant et de si crimiaelles erreurs; ou s'il les y laissait, qu'il augmentât d'autant le supplice et les souflrances' de l'ennemi des hommes, père de toutes les superstitions , à chaque fois qu'il inviterait le maître du navire à jeter de nouveau les sorts et à l'adorer comme une divinité.

Le jour même où ces événements arrivèrent, et la nuit suivante, Dieu me fit la grâce de connaître par expérience les redoutables terreurs que le démon trouve le moyen, avec la permission divine, de faire souffrir aux hommes timides et aux téméraires , et aussi les armes qu'il convient d'employer en de telles circonstances contre les tentations de l'ennemi. Mais cette instruction, qui pourrait être utile, je l'omets afin d'abréger. Le souverain secours, et l'arme la plus sûre, c'est un courage ferme et toujours présentj qui se défie de soi-même et qui s'appuie sur Dieu, plaçant en lui seul toute son espérance et sa force , se préservant de toute frayeur sous la protection d'un si grand et si puissant défenseur, et craignant uniquement de douter de la victoire. Souvent il me venait à la pensée que si Dieu, selon ma

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