‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 511 sur 759 · LIVRE VI.— tETTRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VI.— tETTRE CINQUIÈME

du haut de la chaire sacrée, et, dans l'après-midi, expliquer aux esclaves et aux enfants des chrétiens les articles de la foi dans la langue qui leur est familière, ainsi que je faisais lorsque je résidais en cette place. Je vous le recommande, afin que vous montriez l'exemple à nos Frères,

Je vous conjure aussi très-vivement de m'écrire de la manière la plus détaillée touchant l'état intérieur de votre âme. Ne savez-vous pas avec quelle joie j'apprendrais de vous-même les nouvelles, que je désire avec l'ardeur et la sollicitude la plus vives , de vos progrès dans la perfection? Au nombre des nouvelles qui me seraient les plus précieuses, serait, à mes yeux, l'assurance qui me serait donnée par de nombreux et unanimes témoignages, de l'afifection sans réserve qu'éprouvent pour vous nos Confrères de la Compagnie, ceux qui demeurent sous le même toit, et ceux qui habitent dans le voisinage, enfin ceux qui sont répandus au loin dans les autres résidences ou missions. Ce me sera sans doute une joie très-sensible de savoir que tous ces Confrères vous sont chers ; mais ce ne sera que la moitié de ma joie : afln qu'elle soit complète, il est nécessaire que je sois pleinement convaincu, que vos sentiments à leur égard sont ceux d'une charité parfaite, et qu'en retour vous êtes l'objet de leur absolu dévouement.

Adieu. A vous dans le Seigneur.

A D. Pedro de Silva, gouverneur de Malacca.

Si nous devons aux vents favorables notre heureuse arrivée au Japon, nous ne la devons pas moins , seigneur, à tos bienfaits; car pour favoriser ce voyage, après la miséricordieuse Providence de Dieu notre souverain Maître,

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