‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 524 sur 759 · LIVRE VI.— LETTRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VI.— LETTRE HUITIÈME

LETTRE VIII

A la Compagnie, à Malaccn.

Que la grâce, etc.

Il y a quarante jours que nous avons quitté le Japon , ou la religion, avec la grâce de Dieu, se dilate d'une manière admirable. Nos Confrères qui m'avaient accompagné sont tous en santé, par la permission divine, dans Amanguchi, ville très-considérable et capitale d'un royaume : je les ai laissés comme une garnison chez ces peuples parmi lesquels un grand nombre a embrassé la foi de J.-C. : de nouveaux prosélytes s'y font instruire tous les jours. Je vous donnerai de vive voix de plus amples détails.

Préparez-nous dès à présent tout ce qui est nécessaire pour le voyage des Indes : en même temps assurez-vous d'un vaisseau pour le temps de notre arrivée. Il est d'une importance extrême pour la gloire de N.-S. J.-C. et pour le salut des âmes, que je passe immédiatement de Malacca aux Indes. Envoyez-moi dès à présent ici Joam Bravo avec les réponses à mes ordres.

Bientôt je vous entretiendrai des affaires du Japon, qui seront pour vous , j'en suis sûr, aussi intéressantes qu'agréables.

A cette heure, que Dieu nous garde tous en sa grâce ! Amen.

Du détroit de Singapour (1), 30 décembre 1551. .

Le dernier de vos frères.

François.

(1) Singapour n'était qu'un point géographique aulemps de notre Saint, une petite île située à l'extrémité de la Péninsule Malaie(Iat. l» 15' N.), et qui donnait son nom au détroit conduisant en Chine et au Japon. Ce fut seulement en 1819 que le génie colonisateur d'un Anglais, sir Slamford Rallies, y créa une ville qui a pris en quelques années un prodigieux accroissement.

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