‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 531 sur 759 · LIVRE VU. — LETTRE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

LIVRE VU. — LETTRE PREMIÈRE

qui lui est indiqué par le P. Gosme, lui est extrêmement utile. A présent il s'occupe uniquement d'expliquer, dans des instructions publiques de chaque jour, tous les mystères de la vie de Jésus-Christ.

J'ai reconnu dans les Japonais une heureuse disposition pour apprécier la religion chrétienne, si elle leur est démontrée avec évidence, pour la conserver après l'avoir reçue, et pour la transmettre en héritage à leur postérité, et je pense que les plus grands travaux seront employés avec fruit dans cette culture. C'est en ce sens que je trouve autant de force que de consolation dans l'espérance que j'ai placée en votre sainte Charité, lorsque j'ai osé lui demander pour ce pays quelques Pères de grand méfite, que nous puissions opposer aux docteurs des fausses religions japonaises. Une des principales causes qui vous doivent déterminer est l'excellence, évidente à mes yeux, de la nation japonaise au-dessus de toutes les natièns jusqu'à ce jour connues dans ces mers. Aucune autre nation vivant sous s€s propres lois, et indépendante du roi de Portugal, ne me semhle, au moins en apparence, devoir permettre que la religion chrétienne s'affermisse chez elle sur des bases impérissables. Une entre toutes , et la seule que je sache, est la nation japonaise, qui parait devoir conserver la possession de la vérité chrétienne sans se laisseï- ébranler, et pour toujours, si une fois elle l'embrasse; mais ce sera, sans doute, au prix de grandes souffrances et de combats héroïques de la part des prédicateurs de l'Évangile.

La Chine, empire immense, jouissant d'une paix profonde, régie par de nombreuses et sages lois, est gouverïiée par un souverain absolu. €'est un empire optilent, abondant en tous les biens nécessaires à la vie." Un détroit de peu d'étendue le sépare du Japon. Son peuple se distirigne par l'intelligence, et vit dans l'étude , principalement dans celle des lois , de la jurisprudence et de la politique ; et la connaissance approfondie de toutes ces sciences excite l'ambition d'un grand nombre. Le visage des naturels est

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