NOV. 1551 - AVRIL
La parole de notre Saint, dénonçant à la cité pécheresse de Malacca les vengeances divines, dont ses voisins infidèles devaient être les exécuteurs, cette parole prophétique, après cinq années d'impénitence de la part des coupables, devait être enfin vérifiée. ;■ Les avertissements du Seigneur ne tombent point à terre (1), » disait ïobie à son fils, en lui prescrivant de s'éloigner de Minive. En effet, la main de Dieu peut demeurer longtenips étendue, mais au temps où elle s'abaisse, elle atteint le coupable, et ne remonte pas en vain.
Le 5 juin 4551, Malacca se vit assiégé par les Javans et les Malais, ses voisins : une flotte nombreuse, montée par douze mille hommes, entoura ses murs, et malgré le courage et la sagesse héroïque du gouverneur, D. Pedro da Silva, malgré les vaillants efforts de la garnison, la ville fut la proie du vainqueur. Sur trois cents Portugais, cent périrent les armes à la main. Vingt mille indigènes furent emmenés captifs, et le bulin enlevé fut d'une valeur d'un million de pardams. Cependant, le Seigneur abrégea ces jours de châtiment, et lorsque la contagion et la famine menaçaient d'achever l'œuvre des ennemis, ceux-ci se retirèrent, trois mois après leur première apparition, le 16 septembre de la même année. Le P. François, étant à Bungo, avait connu Ic'jugement du Ciel, et il avait découvert à Edouard de Gama et aux Portugais le péril de Malacca et l'instante nécessité de la secourir. Et ce charitable Père, qui saurait en douter? fut un puissant intercesseur en présence de Dieu, pour obtenir miséricorde, avant la consommation du châtiment et de la ruine. Dieu daigîia sans doute révéler
(0 Tcb., XIV, G.
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