LIVRE VII. — lettrl; sixième
devrez parvenir si vous faites constamment paraître aux yeux du monde une humble modestie et un extérieur qui éloigne de vous toute présomption d'orgueil ; vous devrez donc, pour ainsi dire, inaugurer votre charge, en donnant en face du monde les marques les plus sensibles de votre profond anéantissement , en accomplissant publiquement les ministères les plus humbles, visitant les infirmeries et la prison, assistant les pauvres, enseignant les plus ignorants du peuple et les jeunes enfants. Ces œuvres, éminemment populaires, vous rendront cher à la multitude, et ceux qui vous auront pris en affection se porteront difficilement à mal interpréter vos actes et vos paroles. Craignez encore qu'après avoir commencé sous ces heureux auspices, une confiance imprudente en vos premiers succès ne vous laisse envahir par l'ennui de persévérer; continuez au contraire, avancez généreusement ; que le bien vous conduise à un bien plus parfait, et que le peuple soit convaincu que telle est votre voie. Si votre zèle s'est ralenti, vous ne sauriez demeurer au point où la grâce vous avait mis, mais vous tomberez plus bas que le niveau d'où vous étiez monté. En effet, dans la religion, cesser de faire des progrès, c'est s'exposer à être entraîné, malgré soi, très-loin en arrière.
A Gonçalo Rodrigucz (1), à Orniuz.
, Que la grâce, etc.
Dieu Notre-Seigneur sait combien j'aurais préféré m'entretcnir oralement avec vous à vous écriic étant séparé de vous. 11 est beaucoup d'affaires qui se traitent plus
(0 Le P. Gonçalo Rodriguez, né dans la province entre Douro et Minho, fut le successeur du P. Barzée à Ormuz, en 1651. Rappelé en 1653, il exerça