LITRE VII. —LETTRE SEPTIÈME
priMtive. En revenant ici d'un voyage, je me suis convaincu , d'après le témoignage unanime , qu'il ne le cédait à personne de nos Confrères, soùs le rapport d€s dons naturels et de ceux de la gi'âce. En général, nos anciens Pères font résider un grand espoir en ce jeune homme , à cause des vertus dont l'a doué Dieu Notre-Seigneur , vertus que le même Seigneur fera croître par sa miséricorde. En vérité, je partage l'opinion de nos Pères et je vous communique la joie de cette espérance , souhaitant et présumant avec vous que ce Frère multipliera ses mérites et produira dans la Compagnie tous les fruits qu'il promet. Je vous conjure, par votre amour et votre piété -envers Dieu Notre-Seigneur, mon généreux Frère Simon, de recevoir André Carvalho avec toute la charité que nous attendons de vous et d'en prendre le soin le plus affectueux.
levons écrirai, dans le plus grand détail, sur les événements de ces contrées, si Dieu le permet, avant de mettre la voile pour Cochin ; et ce départ aura lieu, je pense, dans quinze jours. Que Dieu Notre-Seigneur nous rassemble dans la gloire de son Paradis; car je ne prévois pas que dans cette vie nous puissions fious retrouver jamais dans les bras l'un de l'autre. Soyez bien persuadé, montresaimable Frère Simon , que je porte partout votre image gravée au fond de mon cœur, et que cette image vous rend sans cesse présent à ma pensée; et même ce désir que j'ai nourri longtemps avec une ardeur sincère de vous voir des yfeux du corps, m'est devenu plus léger, par la vue intérieure, qui m'est si consolante, de votre personne si .chère.
Adieu. Goa, 27 mars 1552.
Vôtre frère en J.-C. -
François.
nPiiPiiiPi
mvipipipppppp