LIVRE VII. —LETTRE NEUVIÈME
réespar la simple promesse; les gens de ces pays sont aussi empressés et faciles pour s'engager, qu'ils sont paresseux et lents pour s'acquitter : il faut donc avec eux traiter, pour ainsi dire, les arrhes dans la main.
Tous les efforts que vous pourrez accomplir, avec l'assistance de Dieu, pour conserver et pour accroître la renommée favorable et la bonne o der de notre Compagnie, vous les accomplirez par votre humilité parfaite, par votre sainte vie, par votï'e zèle des âmes et par les œuvres de ce zèle : ceux qui procurèrent à la Compagnie l'estime qui fait sa consolation, l'ont acquise à ce prix seulement, avec la faveur de Dieu : que le même Dieu demeure toujours avec vous! Amen. .'*' De Goa, le 2 avril 1552. • " 'i:^--:* Votre frère en J.-C. - ''^'4<^ '
François.
Au P. 3WeIehlor Nnnez.
Je vous prie instamment et je vous conjure , au nom de votre amour pour J.-C. et de votre zèle pour la gloire divine , de vous efforcer de répandre en tous lieux la bonne odeur de J.-C. et de vous montrer, dans votre résidence, l'exemple de toutes les vertus. Par-dessus tout vous serez attentif à n' offenser jamais les esprits des hommes. Vous y réussirez si vous faites paraître en vous la modestie et l'humilité chrétiennes. Dès le principe , vous vous exercerez aux œuvres les plus humbles et les plus infimes. Les habitants, n'en doutez pas , gagnés par ces façons d'agir, prendront en bonne part toutes vos paroles et vos actions. Ils seront d'autant plus touchés qu'ils vous verront persévérer dans les mêmes voies avec une ardeur toujours croissante. Je vous prie donc instamment de ne point perdre