LIVRE Vil. — LETTRE ODATORZIÈME
lentpouria prédication, et toutes les fois qu'ii parte en. public, c'est-à-dire fréquemment, l'église retentit des^èer^ et des gémissements du peuple. Nous en devons les actions de grâces à Dieu, l'unique dispensateur de tousbietts.
Lie Frère (1) qui tous remettra cette lettre est envoyé par moi pour vous exprimer oralement combien non-seulement le Japon et l'empire Chinois, — si par la protedtloû divine, ainsi que je l'espère, cet empire ouvtiB ses porteis t l'Évangile,— mais l'Inde elle-même, réclament des Pères de notre Compagnie qui se distinguent par une profonde ex^ périence et par l'éminence de leur vertu et de leur foi; eâ même temps que ces Pères doivent posséder une énergie singulière d'esprit et de corps. Tels doivent être surtout les sujets destinés pour le Japon, la Chine, les Moluques et Ormuz. ■ -■;-■
Les sujets qui viendront dans ces contréeis, s'ils ont en vue le salut des âmes, doivent être doués de deux qualités principales. Ils dolveirt premièrement être habitués à là fatigue; et plus cette qualité sera éminente en eux, {rtus ils seront utiles à eux-mêmes et aux autres : ils doivent eti second lieu posséder assez de science pour prêiéher au peuple, entendre les confessions et répondre victorieusement aux questions infinies des bonzes japonais et chinois. Les prêtres qui ne rendraient aucun service eh Europe, ne nous seraient non plus d'aucune utilité. Par ces motife j'ai jugé nécessaire de vous envoyer le F. Fernandez pour traiter de ces affaires, et pour s'entendre avec vous touchant les religieux que vous aurez cru devoir être choisis, avant qu'il he se rende à Rome auprès de notre P. Ignace.
J'adresse à notre Père des demandes semblables, et je le prie avant tout d'envoyer un Père de la Compagnie expéri-
(1) té t. Aiidrë Fernandêz, feiiVôyè |kl îê Saint pour exposer au P. tgnace, au Saint-Père et au roi de Portugal l'état et les besoins des missions de l'Orient, s'acquitta de cette ambassade avec un grand Buccès, et ramena
d'Europe d'excellents ouvriers. ^ .