‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 619 sur 759 · LIVRE VII. — tETTRE DIX -NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — tETTRE DIX -NEUVIÈME

venir soit l'objet des soins les plus prévoyants : pensez dès cette heure, pour l'amour de moi, et donnez tous vos soins à ne vous engager jamais avec le coadjuteur, les ecclésiastiques, les officiers du roi, les fonctionnaires de tout rang, dans aucun différend, dans aucune lutte, quelles que soient l'évidence et la gravité de leurs torts ; remédiez au mal avec un esprit de pats, et dans la mesure de vos forces ; abstenez-vous d'une médecine trop active et plus dangereuse que la maladie même; ne courez point la chance de faire avorter, par de la passion et des vivacités d'humeur, les fruits que vous pouviez amener à maturité par votre modération et votre douceur.

J'ai dicté ce qui précède ; dans les lignes qui suivent, vous reconnaîtrez ma main et mon cœur.

0 Cypriano ! si vous saviez avec quel amour je vous écris, la nuit et le jour mon souvenir vous serait présent, et peut-être vous ne pourriez contenir vos larmes, en songeant à la tendre et ardente charité dont je suis embrasé pour vous. Plût à Dieu que les secrets des âmes fussent révélés dès cette vie ! En vérité, vous verriez clairement, mon Frère Cypriano, combien votre pensée est profondément gravée dans mon cœur. Adieu.

Goa, 11 avril 1552.

A vous tout entier et sans jamais vous pouvoir oublier.

François.

JLu f, ^aaipard part^éc , recteur du collège do Goa , de la Coaspaguie de Jésus.

Dans vos relations avec le monde , et afiua d'éviter tout sujet de scandale , voici les préceptes que j'ai cru devoir

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