‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 625 sur 759 · LIVRE VII. — LETTRE DIX-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — LETTRE DIX-NEUVIÈME

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contraire l'avertir sérieusement du devoir suprême imposé h la femme , et qui consiste à honorer son mari et à tolérer son caractère. C'est la loi que Dieu lui-même a prescrite à toutes les femmes, et que souvent elles transgressent sans s'en apercevoir, dans les mouvements divers de la colère ou des autres passions, dans la téméraire opinion de leur propre innocence , et par l'effet de leur indulgence excessive à l'égard d'elles-mêmes; elles donnent à leurs maris des raisons de s'irriter : tandis qu'elles leur devraient complaire , et qu'elles devraient se les concilier par leur patience, leur soumission et leur obéissance. C'est donc pour elles un devoir de justice que de s'accuser, même alors que leur conscience leur paraît les absoudre. En môme temps elles doivent multiplier leurs efforts, afin de pratiquer et de se rendre familières l'égalité d'âme, l'indulgence, l'obéissance, l'humilité : afin de vivre dans la soumission à leur époux, ainsi que les Épîtres apostoliques en font un devoir aux femmes chrétiennes. Après s'être ainsi pleinement justifiés vis-à-vis des maris de tout soupçon de favoriser les femmes , nos Confrères éviteront d'offenser les femmes, auxquelles ils pourraient paraître suspects d'une injuste partialité en faveur des maris; il ne faut pas paraître ajouter foi aux accusations que ces derniers font entendre contre leurs femmes. Mais on doit observer une juste balance , et ne faire pencher le poids d'aucune part; réserver, comme on le dit encore, une oreille pour l'accusé, ne condamner personne avant de l'avoir entendu , et apprécier toujours la défense en regard de l'accusation. C'est en administrant ainsi l'office de la justice, que non-seulement on évite d'offenser l'une des parties, ce qui pourrait compromettre la conclusion de l'affaire, mais que l'on arrive le plus près de la vérité. En effet, dans les différends de ce genre, ordinairement les deux parties ont tort, l'une davantage et l'autre moins : et la part qui est à faire à chacun dans la faute, doit obliger l'arbitre à réprimander tous les deux, et à n'absoudre entièrement

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