‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 671 sur 759 · UVRE VII. — LETTRE VINGT-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

UVRE VII. — LETTRE VINGT-QUATRIÈME

sa majesté, du gouverneur surtout, de faire expédier les lettres et les ordres qui vous paraîtront nécessaires pour en obtenir l'acquittement intégral. Prenez les mêmes soins pour la maison d'Ormuz et le collège de Baçaïni. Évitez surtout de traiter ces affaires avec mollesse ou condes- * cendance ; elles se doivent accomplir avec énergie et d'une manière décisive, à cause de la dureté de conscience de toute cette race de receveurs' fiscaux et de financiers, qui gèrent les fonds du roi sous un titre quelconque. Les réclamations les plus légitimes, si elles sont modérées et respectueuses, sont éludées par eux; ils ne laissent échapper que ce qui leur est arraché. On ne doit donc les aborder que le front haut, avec un langage assuré, et ne point leur accorder aisément des délais : ne savent-ils pas des ruses infinies pour rendre éternels ces délais, ainsi qu'ils s'en vantent parmi leurs pareils ? C'est être infidèle à son devoir que d'agir modérément envers eux; il faut les fatiguer de réclamations, et leur faire violence: et jusqu'à ce que vous ayez triomphé, et fait passer leurs promesses dans l'ordre des faits accomplis, n'hésitez pas à recourir à la vivacité des reproches, à des hostilités formelles. Autrement, vous n'éviterez qu'avec peine que les sommes provenant de l'épargne royale , et destinées par les pieuses volontés de sa majesté pour l'usage et les besoins de la reMgion, soient interceptées et détournées par des ministres avides et pervers, au préjudice immense et irréparable de la religion et du salut des âmes. Considérez enfin qu'il ne vous est permis de rien négUger pour arriver au succès d'affaires d'une si immense importance.

Employez tous vos efforts pour acquitter au plus tôt les dettes de cette maison. . Je voudrais que vous me fissiez passer l'analyse et la somme exacte des obligations du collège de Goa, dans les lettres que vous m'adresserez au mois de septembre prochain, par les navires qui à cette époque feront voile vers Malacca, et je désirerais que chaque fois que vous m'écrirez, vous me fissiez connaître ce qui vous <^.st

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