LIVRE VII. — LETTRE VINGT-QUATRIÈME
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dû, et ce que vous devez vous-même; il sera très-utile' d'être à la fois informé de ces deux points, afin de pouvoir comparer l'importance respective du crédit et de la dette. Lorsiïue les redevances qui sont dues au collège seront reeues de ceux qui en ont pris la ferme ou des autres débiteurs, gardez-vous d'une folle et injuste compassion, qui vous ferait permettre d'en retenir une partie, comme dans les années précédentes il est arrivé plusieurs fois, ainsi que nous le savons, par l'effet d'une criminelle négligence ; ce qui a été la cause qu'au cap Gomorin, à Coulan et à Cochin, un grand nombre d'oeuvres pieuses, entreprises pour le principal avantage des âmes, et qui auraient prospéré si elles avaient été continuées, ont été interrompues par le défaut du secours attendu de Goa. Ce secours en effet n'a pu être envoyé, pair l'effet de concessions tout à fait intempestives, faites aux personnes chargées de percevoir les revenus du collège de Goa, duquel dépendent toutes les autres maisons. C'est pourquoi vous devez veiller par vous-même, et employer tous les moyens en votre pouvoir, afin que le procureur du collège ne mette aucune faiblesse dans la répétition intégrale des créances : en favorisant l'avarice humaine, il mettrait en péril sa propre conscience et le service de Dieu.
Il sera nécessaire que vous veniez en aide au P. Antonio Heredia. Vous aurez soin, après l'hiver, à la première occasion qui s'en offrira, de lui faire passer directement à Cochin un secours de 250 ou 300 pardams. Cette somme lui est tout à fait indispensable à cette heure pour achever l'enceinte de ses bâtiments, et pour mener à bonne fin différents autres ouvrages de la plus absolue nécessité, sans lesquels une communauté ne peut subsister: que dis-je, elle ne saurait avoir des habitants. Car jusqu'à ce jour, c'était une chose misérable et d'une excessive difficulté que de loger d'une façon décente nos Confrères et les hôtes étrangers de la maison de Coulan. Et ne pensez pas, à la lecture de cette lettre, qu'en m'occupant ainsi du collège de Coulan, je
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