‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 673 sur 759 · LIVRE VII. — LETTRE VINGT-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — LETTRE VINGT-QUATRIÈME

perde de vue les embarras de la maison de Goa ; ils me sont très-présents, croyez-moi, et le souvenir m'en revient sans cesse. Mais en comparant toutes les situations, je pense que le plus indispensable est de venir au secours de ceux de nos Frères qui sont dans la détresse la plus grande." Dans ma demande, j'ai réduit la somme à celle que je vous ai fait connaître , et qui leur est absolument nécessaire ; mais je crois que l'on doit apprécier tous les besoins en les comparant. Vous-même consultez le devoir de justice; dirigez-vous par les conseils d'une charité prudente, et ayant pourvu d'abord aux nécessités des hôtes de votre maison , tant Portugais qu'indigènes , étendez ensuite votre providence à ceux; de Go^chin, de Coulan et de Comorin. %

Je vous prie d'apprécier exactement ce qu'Alvare Alphonse doit à ce collège. Assurez-vous aussi de l'importance des sommes dont lui auraient fait remise dans les années dernières, par une indulgeiice mal entendue, les receveurs de vos revenus, en compromettant leur conscience, ainsi qu'ils ne peuvent l'ignorer : je serais agité de mUle peines, si je croyais qu'il dût m' être demandé compte, ainsi qu'il le leur sera très-certainement demandé, de cette folle et téméraire indulgence, dont le déplorable effet a été de laisser destitués des secours nécessaires paÉ? la propagation du royaume de Dieu, les ouvriers évâîigéliques de la côtédeGomorin, de Coulan et de Gochin. Agissez de telle sorte qu'il acquitte en entier tout ce qu'il peut devoir, afin que vous puissiez l'employer d'abord pour les nécessités de votre maison, et ensuite pour celles des résidences qui en dépendent, et desquelles je viens de parler. Et si vous aviez besoin de connaître à quel point U est nécessaire, pour l'avancement du service de Dieu, que les moyens temporels ne soient pas négligés, vous en auriez un exemple dans le voyage que j'accomplis, qui est d'un intérêt si immense pour la gloire de Dieu, et que je n'aurais jamais eu la faculté d'entreprendre , si vous n'aviez mis en œuvre tous

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