‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 674 sur 759 · LIVRE Vri. — LETTRE VIN<ÎT-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE Vri. — LETTRE VIN<ÎT-QUATRIÈME

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les eiïorts de votre zèle, afin de recueillir les aumônes d'Ormuz, qui ont été comme les voiles qui ont dirigé mon navire ? Que serait- il arrivé si vous aviez manqué de zèle? Nous aurions été contraints de tout abandonner; délaisser évanouir, lorsqu'elle s'offrait à nous, une si belle occasion d'étendre le royaume de Dieu. Et cette occasion serait-elle jamais revenue? Mais c'en est assez sur ce sujet.

S'il vous arrive cette année quelques Pères du Portugal, souvenez-vous d'employer tous vos efforts pour triompher des obstacles et des contradictions ; et faites en sorte que, l'année prochaine, l'un d'eux au moins fasse voile pour le Japon, afin d'y être le compagnon de Cosme de Torrez, ainsi que je vous en ai laissé l'ordre par écrit : je ne fais ici que le rappeler à votre souvenir. Je désire que vous donniez pour compagnon à ce Père un coadjuteur laïque de la Compagnie ; vous aurez soin aussi que tous deux soient abondamment pourvus de viatique. Il faut qu'après les dépenses du voyage, il leur reste de quoi pourvoir à leur existence au Japon; car c'est une contrée fertile pour nous en travaux et en fruits spirituels, mais stérile en argent et en ressources de tout genre. Et je vous prie avec les plus vives instances de prendre sérieusement à cœur toutes ces recommandations de ma part ; car je désire de la manière la plus ardente, et je considère comme étant d'une utilité capitale, que le plus tôt qu'il se pourra faire, un autre prêtre de la Compagnie aille s'associer à Cosme de Torrez.

Et si l'espoir dont je parle venait à défaillir du côté du Portugal, parce qu'il ne se trouverait, sur les vaisseaux qui doivent arriver, aucun de nos Pères capable de cette mission, employez, je vous prie, tous les moyens en votre pouvoir, afin d'arriver au même but; comme par exemple s'il se présentait à vous, pour entrer dans la Compagnie, un sujet qui fût déjà prêtre, ou quifût en état de recevoir le sacerdoce et que vous n'auriez pas de peine à y faire admettre; lequel, après l'avoir éprouvé par un noviciat abrégé, en raison de la nécessité des circonstances, vous jugeriez

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