‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 684 sur 759 · LIVRE VIII. — LEtTRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — LEtTRE TROISIÈME

VOUS empressiez de lui remettre cette somme de 300 écus d'or. Vous prendrez cette somme sur les redevances et les revenus du collège, ou sur la pension de 2,000 écus d'or que le roi a assignée sur sa cassette à la maison professe de Sainte-Foi de Goa , non pas seulement pour le besoin des habitants de cette maison, mais pour subvenir aux missions et aux résidences existant en différentes contrées de l'Orient, et créées pour la propagation de l'Évangile : parmi lesquelles la mission du Japon doit être envisagée comme l'une des plus nécessaires. . ^

Évitez d'apporter aucun retard à l'acquittement de cette dette. Allez trouver D. Pedro dès qu'il aura mis pied à terre, et remettez-lui ses fonds en lui exprimant la plus vive reconnaissance. Je serais grandement affligé si vous différiez d'accomplir un devoir si urgent^ qui vous est si instamment recommandé, et qui doit passer avant tous les autres : si surtout D. Pedro devait vous le rappeler, et réclamer sa créance. Ce me serait une très-pénible nouvelle, dont vous m'épargnerez le chagrin: j'y insiste encore auprès devons, et vous devez déférer à mon invitation avec cet empressement qui ne connaît aucun obstacle. S'il arrivait, je ne dirai point que vous négligiez d'obéir, je ne le crains pas de votre part, mais que vous fussiez arrêté par une considération quelc(feque , je croirais que mes ordres les plus graves ne sont d'aucune valeur à vos yeux.

Que Dieu, Notre-Seigneur, nous réunisse dans la gloire du Paradis ! Adieu.

Malacca, 16 juillet 1552.

Tout à vous en J.-G. ,

Èrançois.

Page 1