‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 695 sur 759 · LIVRE VIII. — LETTRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — LETTRE HUITIÈME

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sonne : et jusqu'au temps où l'expérience des faits vous aura démontré la pensée intime de chacun, ne vous avancez avec personne plus qu'il n'est sûr de le faire j, de crainte, comme souvent il arrive, que l'on n'ait voulu lt)us séduire par des dehors mensongers et par des apparences de dévouement.

Avant toutes choses, je vous en conjure, seigneur , et je vous en sollicite, à titre de grâce : plus vous vous sentu^ez dans les étreintes de l'adversité , plus vous devrez vous porter vers Dieu par un effort intérieur. En définitive, c'est la seule voie d'où la consolation puisse renaître en vous, et vous ranimer, lorsque vous êtes près de succomber sous le poids des événements , lorsque vous êtes violemment battu par les orages du monde. Je vous conjure, au nom de votre amour filial envers Dieu, et de la satisfaction que vous avez à cœur de me procurer, je vous le demande comme un bienfait et comme une grâce, dont je vous serai très-reconnaissant , je vous en prie et je vous en conjure, dans le temps où vous éprouvez le profond sentiment d'une affliction très-douloureuse, et où vous avez la conscience d'une injustice récente, aussi considérable qu'imméritée, prenez le loisir de recueillir votre cœur palpitant d'émotion, au milieu de la vie active comme aux heures de résignation; et après avoir purifié votre âme par la confession sacramentelle, allez à la table eucharistique prendre part à l'aliment sacré du Corps de Jésus-Christ. Là, soumettant à la divine Providence tous les sentiments de votre âme , acceptez comme un bienfait ce qu'elle a bien voulu permettre , espérant dans le môme temps , ainsi que je le fais moi-même, que cette violente tempête nonseulement ne vous sera pas nuisible, mais devra vous être une source abondante et féconde, pour toute la durée de votre existence, de biens temporels et de considération humaine.

Je retiens et j'emmène avec moi dans la Chine François de Villa ; j'ai le plus grand besoin de ses services , et j'ai

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