‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 696 sur 759 · LIVRE VIII. — LETTRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — LETTRE HUITIÈME

pensé que nul ne serait plus capable de gérer utilement vos intérêts sur le navire, et de seconder Thomas Scandelho, votre mandataire. Lorsqu' avec l'assistance divine, nous serons arrivés sur la terre chinoise, nous le renverrons à Malacca, par l'occasion du premier navire mettant à la voile. Et s'il n'est pas dans les desseins de Dieu de nous ouvrir les portes de la Chine, et que l'accès m'en soit interdit, je profiterai de la première occasion de m' embarquer pour Malacca; et, des parages de la Chine, je regagnerai cette ville : que s'il m'arrivait de devancer à Malacca le départ des vaisseaux qui retournent en Portugal, je reviendrais jusqu'aux Indes sur l'un de ces navires.

11 me semblerait avantageux que vous-même, seigneur, vous écrivissiez au roi d'une manière étendue et circonstanciée , en exprimant tous les avantages que l'établissement d'un commerce avec la Chine, si l'on obtient pour les officiers du roi une résidence dans le port de Canton, ne saurait manquer de produire pour les intérêts portugais. Je voudrais que, sur le même sujet et avec non moins de soin , vous écrivissiez au seigneur vice-roi des Indes. J'écris moimême au roi dans le même sens , ainsi que vous pourrez vous en assurer, enlisant les lettres que je vous envoie tout ouvertes. Vous les lirez et les fermerez ; vous les réunirez en une seule missive, avec la vôtre qui contiendra des informations pareilles, et vous y mettrez cette inscription : « A notre seigneur le roi, de la part du P. Maître François. » Ayez soin surtout que la personne se rendant en Portugal, i qui vous confierez le soin de remettre au roi la dépèche, directement et en mams propres, nous soit trèsdévouée, et que son caractère soit suffisamment solide et prudent ; enfin, soyez certain, à l'avance, que de graves motifs l'obligeront bientôt de revenir aux Indes , afin que nous ayons la garantie que le premier navire en retour, du Portugal à Goa, nous apportera les nouvelles de la conclusion de nos affaires. : . ^

Si Dieu Notre-Seigneur daigne m' ouvrir l'accès de l'em-

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