‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 698 sur 759 · LIVRE VIII. — LETTRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — LETTRE NEUVIÈME

je recommande le vicaire au roi, entre les mains du vicaire lui-même, afin qu'il la fasse parvenir avec les siennes.

Si Dieu m'introduit dans l'empire de la Chine, ce que j'espère de sa grâce, j'informerai les Portugais qui s'y trouvent de toutes les obligations qu'ils ont envers vous. Je leur dirai tous vos efforts, toutes vos dépenses, dont l'objet unique était de venir à leur aide et de les consoler; enfin, selon vos propres intentions, je les saluerai tous en votre nom ; et comme vous ne renoncez pas au dessein de les servir, je les engagerai à espérer que, si vous pouvez en quelque manière triompher, avec le secours divin, des obstacles qui jusqu'à ce jour ont entravé votre pieuse entreprise , vous serez enfin l'année prochaine au milieu d'eux (1). ^ , • -,

Je vous invite, seigneur, dans votre propre intérêt, à visiter souvent nos Pères dans la ville où vous êtes : j'ai la confiance que leur compagnie et leurs entretiens adouciront les peines d'esprit qui vous agitent et vous font souffrir.

Adieu encore !

Votre ami très-sincère.

François,

A DIogo de Pereira.

Seigneur, ■

Dieu dans son infinie miséricorde a fait arriver heureusement votre navire et nous-même dans ce port de San- Chan (2). Assez d'autres, ayant la connaissance decesma-

(1) On voit, dans une variante donnée par Outillas, qu'il s'agissait ici des prisonniers portugais dont nous avons parlé.

(2) Voir à l'Appendice une notice sur l'île de San-Chan.

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