LIVRE Vin. — LETTRE TREIZIÈME
Wlace part ; car j'ai vérifié qu'aucun de ces sujets notait fait pour être employé dans les Indes.
S'il arrivait aussi qu'un membre de la Compagnie, prêtre ou tout autre, commît quelque faute grave, avec scandale pour le public, renvoyez-le sur l'heure même, et ne vous laissez fléchir par les prières de personne, afin de le recevoir de nouveau, à moins que le sentiment de son péché, que son repentir et sa pénitence volontaire n'aient été Ifels qu'ils lui aient mérité sa grâce. Autrement vous ne devez plus le recevoir, non pas môme si le vice-roi et si l'Inde entière vous en sollicitaient.
Je rappelle encore à votre souvenir de n'envoyer aux Moluques et au Japon que des Confrères éprouvés, d'une éminente vertu et d'une égale expérience : de semblables ouvriers sont nécessaires en ces contrées.
Je me recommande singulièrement à tous les Pères et Frères de notre Compagnie, et à tous nos amis spirituels.
Vous saluerez de ma part les Pères Dominicains et Franciscains et vous les supplierez de ne point cesser d'intercéder en ma faveur auprès de Dieu, dans leurs prières et
dans leurs Saints-Sacrifices. ■:-&■
m Que Dieu vous dirige continuellement, et qu'il vous appelle un jour dans le ciel au partage de son bonheur éternel !
De San-Ghan, île de la Chine, le 25 octobre 1552. Le dernier de vos frères en J.-C.
François.
LETTRE XIIL
Au P. François Pérez, de la Compagnie de Jésus*
,, Que la grâce, etc. ^ï-*-
La barque de Gaspard Mendez ayant mis à la voile, j'ai jemis à l'un de ses passagers, François Sanchez, une lettre