‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 720 sur 759 · LIVRE VIII, — LETTRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, — LETTRE SEIZIÈME

ne se montre envers personne ce qu'il a été pour moi; le second est afin que nul n'ait l'audace d'arrêter les sujets de notre Compagnie qui , plus tard, dans l'intérêt de la religion, se rendront à Malacca, aux Moluques, au Japon et à la Chine. Et ainsi qu'aujourd'hui la plupart des hommes sont plutôt retenus par la crainte du monde gue par celle de Dieu, je désire que tous ceux qui sont de|ce caractère soient effrayés par ;im tel signe de honte et è'infamie, et tremblent devant Tp^probre d'un si grand attentat.

Je vous conjure encore d'observer scrupuleusement tous les autres préceptes que je vous ai laissés, celui surtout de n'admettre dans la Compagnie qu'un petit nombre de sujets, et de sujets capables, d'examiner et d'éprouvî^r longtemps ceux que vous aurez admis, de faire une fréquente et délicate expérience de leurs vertusrje crains, en effet, qu'on n'ait admis déjà, et que tous les jours on n'admette un grand nombre de sujets, qu'il serait préférable de renvoyer et d'exclure. Je désire donc que vous soyez à l'égard des sujets de ce genre, ainsi que moi-môme, à Goa, je me suis montré vis-à-vis de plusieurs, et même d'un de mes compagnons, que j'ai jugé ne point convenir à la Compagnie et que j'en ai retranché et exclu. Vous d^.vèz observer cette conduite avec zèle et àVec constance, et ne vofelai$-&^ ser dominer par aucune considération , lors môme qu0^ vous devriez demeurer seul.

Je ne saurais vous exprimer combien le démon ressent de colère de voir la Compagnie pénétrer dans cet empire de Chine. Je puis vous le déclarer ,'^et, à cet égard, Un^ me reste aucun doute, que l'ennemi dij, genre hunaain n& peut endurer de nous voir ouverts les ports de cet empire. On ne saurait croire avec combien de ruse;il>comt)attu et il combat encore à cette heure pom* anéantir nBs efforts ; mais j'ai l'entière confiance que J.-C.^^^. ruinera toutes les embûches de Satan. Or, ce sera pour l'honneur et la gloire de Dieu qu'un faible être aura vaincu la présomption immense du démoa et abattu son orgueil intolérable. Que

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