LIVRE TIII.— LETTRE DIX-SEPTIÈME
Dieu nous l'accorde dans son infinie bonté, qu'il demeure avec vous, et qu'il me dirige ; et qu'enfin il nous réunisse tous ensemble dans le ciel !
Du port de San-Chan, 13 novembre 1552.
François. .
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Aux PP. François Pérez, à Malacca, et É^' Gaspard Barzéc, de la Compagnie de Jésiis^ & Goa.
A i60\ Père François Pérez, qui devez, ainsi t[ue je vous l'ai précédemment ordonné, faire voile de Malacca pour les Indes, je commande avec autorité par cette lettre, et je vous prie instamment, de communiquer la présente lettre de ma part à notre Confrère Gaspard, à Goa, et de veiller à ce que l'on obtienne au plus tôt du seigneur évêque , par le P. Galpard ou par nos autres Confrères de Goa , la déclaration canonique de l'excommunication encourue par D. AIvare , gouverneur de Malacca , pour avoir empêché mon départ vei-s la Chine. Voici là forme que je crois devoir y être employée : nos Confrèf|^. s'adresseront au seigneur ëf êqUe et à son vicaire, et féi'otit voir à tous deux les bulles du souverain pontife concernant l'institution, la conflrination et lés privilèges de la Compagnie de Jésus. On leur présentera dé plus en particulier le bref pontifical écrit sur l^âîfchemin , que l'on retirera pour cet effet des archives sécrètes du collège de Saint-Paul à Goa, bref 6'ù le souverain pèliitifë ine crée et constitue par mofi iiom sort Légat dans ces régions des Indes.
Après leur avoir rhontré ces pièces, vous les prierez î'ùn et l'autre, attendu que, contrairement aux privilèges manifestes de la Compagnie de Jésus, concédés par les décrets des souverains pontifes, et contrairement à ma propre et piersoDiîelle autorité , en vertu de là ipialité qui m'a été