‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 737 sur 759 · I.onis Sopiiltiirit · texte numérisé non relu

I.onis Sopiiltiirit

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APPENDICE

Enfin, cinq autres marches conduisaient à une plate-forme, sur laquelle était érigée une grande croix, haute de dix pieds romains, et large de cinq. Elle se présentait en face de la voie des navires. ' -

L'ouvrage entier avait environ soixante-dix coudées chinoises de longueur, c'est-à-dire, plus de quatre-vingt-dix pieds romains anciens ; la largeur était de trente coudées chinoises, ou quarante pieds romains. Un mur d'enceinte qui, dans sa pente, croissait en élévation et avait de cinq à huit pieds de hauteur , accompagnait la déclivité de la montagne, et garantissait le monument contre les eaux pluviales.

L'extérieur des murailles était peint en bleu, la partie supérieure en rouge, et l'intérieure en blanc.

Sur la porte de la chapelle était inscrit le millésime de l'année

Le monument fut terminé le 2 juin, et les missionnaires revinrent à Canton, après avoir opéré plusieurs conversions parmi les habitants.

Ils obtinrent du vice-roi de Canton un diplôme de protection en faveur de la population de San-Chan, ce qui permit sans doute que leur œuvre sainte subsistât pendant quelque temps.

En 1813, l'évêque de Macao, Sa Grandeur le F. Francisco de Nossa Senhora da Luz Easchim (!) , visita l'île de San-Chan, et y trouva le monument détruit. Il parvint néanmoins à faire réparer la pierre principale et la fit relever. Mais, sans doute, à cette heure, elle est de nouveau dans la poussière. Que Dieu daigne, au miheu des événements dont la Chine est le théâtre, accorder à son Apôtre un monument respecté, dans la place à jamais vénérable de sa première sépulture !

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(1) Ce nom, écrit ainsi dans l'ouvrage d'Andrew Lijungstcdt sur Macao, ne nous paraît point un nom portugais : nous le transcrivons avec réserve.

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APPENDICE

URBAIN YIII.

Balle de la canonisation de saint François Xavier, célébrée

par Grégoire XV.

URBAIN, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu , pour la perpétuelle mémoire des faits.

Préambule. — Il est conforme à la raison, il est selon la justice que les actes émanés de la sagesse du pontife romain , quoique l'événement de sa mort ait empêché de les constater par des lettres apostoliques, reçoivent leur effet légitime.

Depuis longtemps, en effet, notre prédécesseur le pape Grégoire XV, d'heureuse mémoire, avait pieusement considéré que le Fils unique du Père Éternel, lui-même éternel ainsi que son Père, étant descendu du trône de sa gloire au milieu de ce monde, afin d'opérer le salut du genre humain, avait répandu la bonne semence de son Verbe dans le champ de cet univers, afin que cette semence y devînt, pour ceux qui croiraient , le germe fécond de toutes les vertus célestes , et le gage, à la fin des temps, de la vie éternel e ; que, pour donner l'accroissement à cette moisson divine , Jésus-

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