LIVRE I. — LETTRE QUATRIÈME
majesté , mais dans l'espérance que nous avons fondée en l'assistance de J.-G. N.-S. , de ne point, avec la grâce de Dieu, devoir employer sans fruit nos efforts pour le salut des âmes. Nous commencerons dimanche prochain ; nous ne doutons point du succès, à la vue de la bienveillance extrême dont nous entourent les habitants de cette cité ; et nous ne cessons de prier Notre-Seigneur, afin qu'il daigne augmenter la foi de ceux qui veulent bien attendre quelque bien de notre prédication. Et cette opinion, si favorable pour nous, qui s'estrépandueentous lieux, donnera, nous l'espérons, l'occasion à Dieu, Notre-Seigneur, de faire éclater sa miséricorde, si ce n'est à cause de nous-mêmes, au moins à cause de ce grand peuple, qui se prépare à nous écouter avec tant de foi et de dévotion, et il nous sera donné de les pouvoir consoler, et de leur faire entendre ce qui est nécessaire ou utile pour le salut de leurs âmes.
Lisbonne, le 3 juillet ISZiO.
A vous tous, mes bien-aimés en J.-C.
François.
An P. MP Ignace de Loyola.
Que la grâce, etc.
Après vous avoir écrit avec de grands détails touchant nos œuvres en Portugal, je retrouve en mon esprit certains points que j'avais omis, et entre autres celui-ci : si le bref quiconcernela Compagnie entière est expédié (l),veuillez, de grâce, nous en adresser un exemplaire, car le roi et tous nos amis de Portugal en prendront connaissance avec joie, ainsi
(1) L'Institut de la Compagnie ne fut approuvé que le 27 septembre 1540, et la bulle d'approbation ne fut promulguée qu'au mois d'avril IMI .